NOART – Dix ans de tôle

Mar 30, 2015 0

Dix ans de tôle pour NOART – LA LUNE EN PARACHUTE – Epinal

A force de transgresser les règles et de déformer la matière, Noart aura fait « dix ans de tôle ». Mystérieuse et fascinante, son exposition éduque à nouveau notre regard : une promenade au service de la découverte et de la conscience. Où avions-nous enfoui notre estime de la matière ?

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Des artiste dans la cité – #L’art en travail

Mar 9, 2015 0

Comment des objets aussi banals pour le regard peuvent percuter à ce point la pensée, pour ne pas dire la conscience ?

Au coeur de la cité phocéenne, #L’art en travail, une exposition temporaire organisée par le Mucem, donne une réponse aussi militante que philosophique.

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Henri CARTIER BRESSON – De l’art avant tout!

Fév 23, 2015 0

 

Henri CARTIER BRESSON : de l’art avant tout ! CENTRE POMPIDOU – Paris

La photo se présente comme une lecture du réel dans ce qu’il a de plus percutant, nous rappelant toutefois à ce qu’il fallait voir et que nous n’avions pas vu à cause des filtres qui troublent notre regard. Elle est ou le moyen privilégié des mémoires collective et individuelle, ou l’œil fin de ce qui est. C’est cette conception de la photo que traduit l’engagement d’Henri Cartier Bresson site officiel dans le militantisme et le photoreportage, mais c’est la dimension artistique qu’il lui donne, qui l’empêche de tomber dans la propagande. Nous avons donc une représentation non déformée du réel, tout en ayant un regard critique, et ce, grâce à un angle de vue très élaboré.

La photo source d’émotions s’éloigne et fait place à la photo source d’information. Chaque épreuve du Leica (l’outil de travail de HCB) résulte d’une stratégie qui nous reconduit au réel. Le cadrage, la composition et la lumière percent le mystère de l’évènement. Cela s’illustre en particulier dans la photographie des foules, ces rassemblements populaires qui sont en eux-mêmes les « Icônes du Pouvoir ». HCB se demande toujours sous quel angle les choses se donnent le mieux à voir. C’est sous l’angle de la foule que les régimes totalitaires et la société de consommation se révèlent le mieux. La disposition des individus rassemblés en une foule opaque, ce cadrage géométrique en lequel aucun pas de côté n’est possible ni même envisageable, est ce qui  illustre au plus près leur essence.

Sommes-nous pour autant dans une imagerie de suggestion ? Oui, mais pas totalement. S’il s’agit de représenter une chose de par son reflet le plus révélateur, reflet moins exact que métaphorique la plupart du temps, il s’agit aussi pour HCB de coller au réel. Mais pour être réaliste, il faut parfois prendre le parti de l’imagination, et c’est ce qu’HCB fait avec maîtrise et technicité. Le photoreporter ne peut pas se passer de la topographie des lieux, de l’urbanisme, du décor et des gens dans la considération d’un événement, mais il ne peut pas se passer non  plus de sa créativité pour le capter au plus juste de ce qu’il est.

La série consacrée au couronnement de George VI le 12 mai 1937 à Londres témoigne à sa façon de cette conception de la photo. Dans les rues de Londres, les anglais tournent le dos au nouveau roi pour mieux le voir dans un miroir. Tout se joue dans un reflet qu’il faut savoir saisir.

Dans son ambition d’informer, HCB est d’abord un artiste. Si la mission de l’art est d’enseigner les hommes et les femmes, elle est menée avec perfection par ce photographe. Bien qu’héritier du surréalisme et de son goût pour les libres déambulations urbaines, HCB ne laisse pas au hasard la géométrie des arrière-plans. Il choisit ses décors et attend que quelque chose s’y passe. Si rien ne s’y passe, le décor est à lui-même l’objet central de la photo. On retrouve dans toute son œuvre, qu’elle soit artistique ou journalistique, cette vision emprunte de plongées et de contre-plongées. Ainsi en est-il de ce marché en contre-bas de la Piazza del Campo à Sienne, de ces terrasses de café à Florence, ou de ces tonneaux sur un port de la Côte d’Ivoire. Ces têtes de mannequin en plastique dans une vitrine et la façade d’un salon de coiffure nous mettent en contexte dès le début de notre pérégrination au travers de la carrière de l’artiste. Ces images prises au cœur de la banalité des choses mais capturées par un œil adroit sont le moteur de toute une œuvre : HCB sera sans cesse fidèle à cette géométrie qui structure ses photos. Le retour au dessin et à sa géométrie variable à la fin de sa vie seront synonymes d’un retour à soi, après s’être soumis de longues au cadre contraint du photoreportage.

Henri Cartier Bresson: un photoreporter, mais un artiste avant tout et jusqu’au bout.

Par Amélie COLELLI.

 

Foule attendant devant une banque pour acheter de l’or pendant les derniers jours du Kuomintang, Shanghai, Chine, décembre 1948 by ©Henri Cartier-Bresson

Foule attendant devant une banque pour acheter de l’or pendant les derniers jours du Kuomintang, Shanghai, Chine, décembre 1948 by ©Henri Cartier-Bresson

Course de chevaux, Irlande by ©Henri Cartier-Bresson

Course de chevaux, Irlande by ©Henri Cartier-Bresson

Couronnement de Georges VI, Londres, 1937 by ©Henri Cartier-Bresson

Couronnement de George VI, Londres, 1937 by ©Henri Cartier-Bresson

Couronnement de Georges VI, Londres, 1937 by ©Henri Cartier-Bresson

Couronnement de George VI, Londres, 1937 by ©Henri Cartier-Bresson

Couronnement de Georges VI, Londres, 1937 by ©Henri Cartier-Bresson

Couronnement de George VI, Londres, 1937 by ©Henri Cartier-Bresson

Naples, Italie by ©Henri Cartier-Bresson

Naples, Italie by ©Henri Cartier-Bresson

Sémiane, La Rotonde by ©Henri Cartier-Bresson

Sémiane, La Rotonde by ©Henri Cartier-Bresson

Séville, Espagne by ©Henri Cartier-Bresson

Séville, Espagne by ©Henri Cartier-Bresson

Jeune Allemande, 1945 by ©Henri Cartier-Bresson

Jeune Allemande, 1945 by ©Henri Cartier-Bresson

Rue de Vaugirard, Paris, 1968 by ©Henri Cartier-Bresson

Rue de Vaugirard, Paris, 1968 by ©Henri Cartier-Bresson

Derrière la gare Saint Lazare by ©Henri Cartier-Bresson

Derrière la gare Saint Lazare by ©Henri Cartier-Bresson

Département du Var, Hyères by ©Henri Cartier-Bresson

Département du var, Hyères by ©Henri Cartier-Bresson

Florence by ©Henri Cartier-Bresson

Florence by ©Henri Cartier-Bresson

Bateau by ©Henri Cartier-Bresson

Bateau by ©Henri Cartier-Bresson

Saint Tropez by ©Henri Cartier-Bresson

Saint Tropez by ©Henri Cartier-Bresson

©Henri Cartier-Bresson

©Henri Cartier-Bresson

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Martial RAYSSE et le visage féminin

Fév 17, 2015 0

Martial RAYSSE et le visage féminin – Paris

La femme, c’est l’être de l’accessoire. Martial RAYSSE la représente ainsi dans ses tableaux, ou plutôt, soyons précis, dans ses montages et collages : La France Verte (1963), Peinture à haute tension (1965)

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La musique aide au développement du langage

Sep 12, 2014 0

La musique aide au développement du langage

La musique a-t-elle un effet sur les apprentissages de la lecture et de l’écriture chez les jeunes enfants? « Oui, répond Jonathan Bolduc. Les activités musicales favorisent le développement de la conscience phonologique, soit les habiletés à percevoir, segmenter et manipuler les unités sonores du langage, comme les rimes, les syllabes et les phonèmes. »

Les travaux de ce chercheur, membre associé au Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS) de l’Université de Montréal, s’inscrivent dans une suite de recherches qu’il mène depuis près de 15 ans sur les retombées de l’apprentissage de la musique relativement à l’appropriation du langage oral et écrit chez les enfants d’âge préscolaire et scolaire. Ses études confirment l’importance des activités musicales et de l’enseignement de la musique à l’école. « Lorsqu’elles sont associées aux apprentissages en matière de langage, les activités musicales contribuent à l’acquisition des habiletés en lecture et en écriture », dit-il.

Dans un récent article publié par la revue scientifique Psychologie française, Jonathan Bolduc s’est penché sur le lien entre la perception rythmique (c’est-à-dire l’ordre et la proportion des différentes durées des sons) et les capacités à segmenter les mots en syllabes. L’étude réalisée en collaboration avec la professeure Isabelle Montésinos-Gelet, du Département de didactique de l’UdeM, a été menée auprès de 61 enfants de quatre ans qui fréquentent la maternelle dans une école franco-ontarienne.

Les résultats révèlent que de meilleures habiletés perceptives sur le plan rythmique bonifient le traitement de la syllabe. « Les enfants qui distinguent un plus grand nombre de séquences rythmiques segmentent mieux les mots en syllabes, ce qui facilite l’élaboration de stratégies en lecture et en écriture », résume M. Bolduc.

musique et développement du langage

Aiguise ta mémoire auditive!

On sait depuis longtemps que la musique est un puissant vecteur d’émotions. Elle fait monter la tension dans les films à suspense, tire les larmes dans les drames et provoque le rire dans les comédies.

C’est également un fait que les adultes qui ont étudié la musique dans leur tout jeune âge ont une plus grande mémoire auditive. Cette observation, qui découle des travaux de Jonathan Bolduc réalisés au début des années 2000, est aujourd’hui reconnue par la communauté scientifique. Des chercheurs partout dans le monde ont confirmé le phénomène: une éducation musicale précoce favorise le développement cognitif telle la mémoire auditive.

« La musique est un véhicule pour aller chercher les enfants qui se sentent insécurisés par rapport à l’apprentissage de la langue. Lorsqu’on passe par la musique, c’est moins menaçant. Du coup, ils se prêtent plus facilement au jeu et, ce faisant, ils travaillent leur mémoire auditive. Cela a un effet positif sur le développement de la conscience phonologique », explique Isabelle Montésinos-Gelet.

Les résultats sont sans équivoque. Depuis la publication de leurs travaux, plusieurs enseignants ont recours à cette approche pour faciliter l’acquisition des habiletés en écriture et en lecture.

Musique et développement au langage

Photo de Carlos AG

Un programme d’entraînement expérimental

Depuis sa maîtrise en didactique du français et en psychologie du langage sous la direction de Mme Montésinos-Gelet, de 2000 à 2002, Jonathan Bolduc s’est pris d’un vif intérêt pour son objet de recherche. « J’y ai trouvé une science passionnante encore à ses balbutiements qui me convient parfaitement », affirme celui qui est aussi titulaire d’un baccalauréat en musique de l’Université de Montréal.

Dans son mémoire, il s’est intéressé à la relation entre l’éveil à l’écrit et la musique chez des élèves âgés de cinq et six ans. « À l’époque, peu de chercheurs s’étaient penchés sur la question, souligne M. Bolduc. Mon étude a permis de cerner le lien entre la formation musicale et le traitement de l’information langagière, notamment en démontrant que les sujets qui pouvaient distinguer la hauteur des sons parvenaient aussi à mieux repérer les rimes, les syllabes et les phonèmes. » Cela n’avait jamais été fait auparavant auprès d’enfants francophones.

C’est sa pratique comme enseignant au préscolaire qui l’a amené à explorer ce champ de recherche. Tout l’incitait à croire que les activités musicales pouvaient éveiller les jeunes à l’écrit. « Je le voyais bien, dit-il. Les enfants qui réussissaient mieux en musique semblaient avoir de meilleures habiletés langagières. Mais c’était du domaine anecdotique. Il fallait le prouver scientifiquement. »

Toujours intrigué par le phénomène, il décide donc de poursuivre ses études et de faire un doctorat à l’Université Laval sous la codirection de la professeure Montésinos-Gelet. Intitulée Les effets d’un programme d’entraînement musical sur le développement des habiletés langagières d’élèves francophones de la maternelle du Québec, l’étude expérimentale suscite un grand intérêt dans la communauté scientifique et parmi les enseignants. « Nous avons montré que le programme jumelant la musique à la littératie avait des retombées positives sur les capacités en lecture et en écriture. » Un lien direct était aussi observé avec le développement de la mémoire auditive.musique et développement au langage

Au total, six classes ont participé à cette recherche, soit une centaine d’élèves d’âge préscolaire. Le chercheur a offert une formation musicale qui intégrait des activités de reconnaissance de mots et d’écriture à la moitié d’entre eux. Les classes formant le groupe témoin ont pour leur part suivi uniquement le programme d’éducation musicale du ministère de l’Éducation du Québec.

« L’analyse des données indique que les deux programmes améliorent les capacités musicales. Le programme musical expérimental s’avère toutefois plus efficace quant au développement des aptitudes en écriture », mentionne M. Bolduc, qui a récemment été engagé à titre de professeur à la Faculté de musique de l’Université Laval, où il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en musique et apprentissages et dirige le laboratoire Mus-Alpha, financé par la Fondation canadienne pour l’innovation.

Ce qui ne l’empêche nullement de poursuivre des recherches avec son amie de longue date, Isabelle Montésinos-Gelet. Il travaille aussi en collaboration avec des chercheurs du BRAMS, dont la professeure Isabelle Peretz, du Département de psychologie de l’UdeM, à l’élaboration d’une batterie de tests d’évaluation musicale pour les enfants de moins de cinq ans.

« Ce sont des professeurs passionnés en éducation et en psychologie à l’UdeM qui ont éveillé mon esprit scientifique, confie-t-il. Grâce à eux, aujourd’hui, je suis transcendé par l’enseignement et la recherche. »

Article de Dominique Nancy publié sur www.nouvelles.umontreal.ca

 

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